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Actualités du SPI

Retrouvez nos derniers communiqués de presse dans cette rubrique

Le SPI regroupe environ 400 producteurs de l’audiovisuel et du cinéma, indépendants de tout opérateur de diffusion et de télécommunication.

La politique du SPI est définie par son Comité Directeur, composé d’une vingtaine de producteurs élus pour deux ans par l’ensemble des adhérents.

Présent dans l’ensemble des organisations, institutions et commissions du secteur, le SPI s’attache à défendre et promouvoir la liberté de création des œuvres audiovisuelles et cinématographiques, la diversité des œuvres produites et l’indépendance des entreprises de production du secteur.

Le SPI - Syndicat des Producteurs Indépendants Syndicat des Producteurs Indépendants
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    • France Télévisions, la Guilde des scénaristes, le Groupe 25 Images, la SACD, le SPI et l’USPA ont signé la Charte relative au développement de la fiction [18-09-2017]
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Conférence de Presse du SPI du 24 juin 2015 au Sunny Side of the Doc [29-06-2015]

Discours introductif d’Emmanuel PRIOU

« La culture coute trop cher ? Choisissez l’ignorance ! »

Conférence de presse du SPI Sunny side of the doc 24-06-2015

Bonjour à tous et merci …. Y’a comme de l’électricité dans l’air non ? Du stress !

Pourtant nous devrions tous être heureux et détendus... Car nous sommes au Sunny Side of the Docs l’un des plus grands rendez-vous internationaux des professionnels du documentaire. Et si ce rendez-vous a lieu en France, ce n’est évidemment pas par hasard. C’est parce que nous sommes un grand pays du documentaire, un grand pays de l’audiovisuel, un grand pays du cinéma et aussi un grand pays de la Culture, du Service Public, de la Liberté et de la Diversité sous toutes ses formes !

Oui j’insiste un très grand pays. Immense même, si on rapporte notre impact culturel dans le monde au nombre de ses habitants.

Et cela a été le cas jusqu’à présent grâce à une vraie volonté politique : Il y a presque 70 ans la France a créé le CNC… Il y a presque 60 ans elle a inventé le ministère de la Culture…

Alors, il ne faut surtout pas oublier cette volonté de la France de favoriser la propagation de la culture et notamment celle de l’image animée, de trouver des moyens pérennes de la financer, bref, d’imaginer et de défendre ce que l’on appelle aujourd’hui l’exception culturelle française.

Et vous savez très bien que cette aura culturelle et ces systèmes nous sont enviés dans le monde entier. C’est grâce à cette volonté politique et à ces mécanismes que nous pouvons encore proposer une alternative au déferlement de la culture nord américaine et nous pouvons tous être très fiers de ça.

En fait j’aimerais bien que pour débuter cette réunion sous de bonnes vibrations, pour évacuer un peu le stress et pour saluer et se réjouir de ces spécificités françaises, qu’on fasse entendre haut et fort cette fierté et qu’on applaudisse tous.

Ca fait du bien ! Mais, espérons qu’il n’y ait pas dans cet élan enthousiaste (et si spontané) déjà une pointe de nostalgie.

Car bien sûr il y a la crise, bien sûr il y a le numérique, bien sûr il y a tous ces changements technologiques et de comportement et nous sommes tous un peu perdu : c’est quoi exactement la télé aujourd’hui, et la catch up, le preview, la vod, la svod, le linéaire, le non linéaire… ? ça change tous les jours ou presque...

Mais en réalité ces questions techniques et de comportement, ce sont des faux problèmes. Car il y a tout simplement des œuvres et ceux qui les fabriquent (auteurs, réalisateurs, producteurs, techniciens...), il a y ceux qui les éditorialisent et permettent de les transmettre au public par la télévision, l’internet... et puis il y a les citoyens, nous tous, qui chacun en fonction de ses habitudes, de son âge, de ses moyens regarde à sa manière ces œuvres, se cultive, se divertit, s’évade, s’éduque, s’informe...

Ce qui compte finalement c’est la possibilité pour nous tous de continuer à produire et diffuser ces œuvres diverses (diverses culturellement, diverses dans leur accessibilité, diverses dans leurs écritures.), c’est à dire pour nous producteurs de documentaires d’avoir les moyens financiers de les développer, de les fabriquer et d’en vivre correctement ...

Mais pas à n’importe quel prix, pas au prix de l’uniformisation, de l’appauvrissement de ces œuvres. Et pas au prix d’une immense fragilité économique de nos entreprises car ne l’oublions pas, nous avons deux métiers : chefs d’entreprises et producteurs.

En fait, si on réfléchit à tous les sujets sur lesquels on se bagarre tous si âprement et depuis si longtemps il en ressort 2 points principaux (Et du coup vous allez comprendre pourquoi Darwin…)

1er point- Favoriser à tout prix la diversité

2eme point - Avoir plus d’argent pour faire vivre nos entreprises tout en développant et en produisant nos documentaires.

1/ Favoriser la diversité des œuvres, des écritures, des formats, des regards documentaires, c’est une question de choix politiques et éditoriaux qui sont avant tout entre les mains de nos partenaires diffuseurs et en premier lieu ceux du service public et nous devons tous rester extrêmement vigilants sur ce point. Ne pas trop formater les films c’est éviter le risque de se répéter et de perdre en richesse et en diversité : L’hybridation et la mixité en opposition à la consanguinité.

C’est pour cela que s’inquiéter de documentaires qui soit disant seraient moins méritants au prétexte qu’ils emprunteraient aux codes d’autres genres est un non sens vis à vis du principe même de création et d’évolution. Définir la création c’est la figer. Dans la nature comme dans la peinture, comme dans le documentaire …

Pour ce qui est de la nature les créationnistes prétendent qu’il n’y a pas d’évolution et que ce qui existe a été crée une fois pour toutes et ne peut ni ne doit changer... N’en déplaise à Darwin.

A propos de peinture vous connaissez tous l’histoire du fameux salon des refusés qui a vu naître entre autres Manet dont les œuvres furent considérées alors par le jury du salon officiel comme indignes d’être présentées au public…

Et concernant le documentaire, nous pensons au SPI qu’est illusoire et surtout dangereuse pour la création et l’évolution toute tentative de définition ou d’enfermement du genre documentaire. Nous ne parviendrons jamais –et c’est tant mieux- à définir objectivement ce qu’est un documentaire et encore moins ce qu’est un documentaire de création historique ou scientifique. Les seuls critères qui seraient acceptables seraient des critères objectifs comme par exemple le coût proportionnel des archives dans un budget ou encore le coût lié à la fabrication d’effets spéciaux. Sinon nous pensons que le risque est immense de tomber dans une sorte d’eugénisme intellectuel et artistique qui aurait pour but de tendre vers un idéal déterminé.

2/Avoir plus d’argent dans le secteur documentaire - dont tout le monde sait qu’il est largement sous financé depuis longtemps- Cela signifie mieux financer le service public audiovisuel français (car c’est quand même là que se retrouve l’immense majorité des documentaires produits en France et on peut saluer au passage le travail formidable fait par France Télévisions et Arte en la matière) ; c’est à dire tout simplement réformer en profondeur la redevance pour qu’elle devienne plus juste, plus moderne et réellement adaptée aux besoins du secteur. C’est faisable et ce serait un grand choix politique courageux et nous devons tous ensemble auteurs, producteurs et diffuseurs du service public nous faire entendre d’une seule voix pour y parvenir très rapidement.

Enfin je voudrais réaffirmer au nom de tous les producteurs et chefs d’entreprises du SPI que nous croyons au sens profond de nos métiers. Et que malgré les difficultés économiques actuelles du pays, cette diversité des producteurs indépendants et des auteurs doit être vue comme une chance pour la France qui est encore aux yeux du monde le lieu de la diversité des expressions, des libertés fondamentales et de la diversité culturelle.

Alors ne nous trompons surtout pas de combat.



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    • 17-10-2017
    • Financement de France Télévisions : un premier pas
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    • 26-09-2017
    • BLOC : Les organisations professionnelles du cinéma et de l’audiovisuel saisissent le CSA de la situation d’Altice Studio
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    • 21-09-2017
    • Les organisations du BLOC se mobilisent pour l’audiovisuel public
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    • 18-09-2017
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    • 18-09-2017
    • France Télévisions, la Guilde des scénaristes, le Groupe 25 Images, la SACD, le SPI et l’USPA ont signé la Charte relative au développement de la fiction
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