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Actualités du SPI

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SITE EN RECONSTRUCTION

Le SPI regroupe environ 400 producteurs de l’audiovisuel et du cinéma, indépendants de tout opérateur de diffusion et de télécommunication.

La politique du SPI est définie par son Comité Directeur, composé d’une vingtaine de producteurs élus pour deux ans par l’ensemble des adhérents.

Présent dans l’ensemble des organisations, institutions et commissions du secteur, le SPI s’attache à défendre et promouvoir la liberté de création des œuvres audiovisuelles et cinématographiques, la diversité des œuvres produites et l’indépendance des entreprises de production du secteur.

Le SPI - Syndicat des Producteurs Indépendants Syndicat des Producteurs Indépendants
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    • * Prix du jury pour un spécial TV : "La vie de château" de Clémence Madeleine-Perdrillat et Nathaniel H’Limi - Films Grand Huit et Miyu Productions * Prix André-Martin pour un long métrage français : "Le Procès contre Mandela et les autres" de Nicolas Champeaux et Gilles Porte - Rouge International * Prix André-Martin pour un court métrage français : "Mon juke box" de Florentine Grelier - Girelle Production * Prix Fondation Gan à la Diffusion : "Josep" d’Aurel - Les Films d’Ici Méditerranée * Prix (...)

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"La script réalité, une production tabloïd" Communiqué du Groupe 25 Images et du Syndicat des Producteurs Indépendants [23-10-2012]

Comme « Popstar » en son temps s’est voulu documentaire, « Le jour où tout a basculé » ou « Si près de chez vous » par exemple, se rêvent oeuvre de fiction. A l’heure où le CSA ouvre une concertation sur la qualification en oeuvre audiovisuelle de ce type de programmes*, les professionnels de la fiction veulent fermement rappeler l’élément fondamental qui prévaut à toute création d’oeuvre de fiction : la distanciation au réel, à partir et au travers d’un imaginaire d’auteur accompagné d’un point de vue narratif.

Dans un programme de script réalité, l’intention première consiste au contraire dans une mise en situation du réel de manière fictive (mais non fictionnelle) à partir d’un concept proposé à l’auteur : reconstitution de faits divers criminels réels ; mise en scène de personnages confrontés à une décision réelle capitale ; réaction de personnages devant un événement inattendu. La script réalité se développe autour de concepts, économiquement très rentables pour les chaînes qui les diffusent, dans une seule logique d’audience à moindre coût. Cette logique est d’ailleurs revendiquée comme telle, y compris par les chaînes de service public.

L’ironie de la script réalité développée en France est qu’elle utilise en effet, dans certains cas, des codes de la fabrication de fictions (recours à des auteurs, à des comédiens) pour créer du "faux reportage" à sensation : récit par la voix off, images vidéo volontairement banalisées, cadres en plans moyens caméra à l’épaule sans recherche de mise en scène visuelle, éclairage naturel etc., sans aucune intention filmique... . L’objectif est bel et bien de créer une similarité avec l’image du reportage afin de faciliter l’adhésion du public car cette image lui paraîtrait « vraie ». Deux raisons au moins expliquent le recours à ces méthodes de production de programmes développés sur la base de concepts totalement marketés :

- Les histoires réelles pour lesquelles il est demandé aux comédiens (ou non) une mise en situation réelle ne peuvent faire l’objet d’un reportage qui implique un traitement journalistique. Rappelons que le travail journalistique se conforme à des règles déontologiques et éthiques. D’une certaine manière, les traitements artistique et déontologique quasiment inexistants de ces programmes pourraient être comparés avec ceux des tabloïds ou des journaux de faits divers.
- La deuxième raison est d’ordre économique : ces émissions de flux permettent de faire des programmes à très bas coûts, notamment en s’exonérant de l’acquisition de droits d’auteurs sur les histoires réelles (ce qui pourtant se fait en fiction dans le cas d’adaptation de livres de témoignages ou à caractère biographique par exemple), en produisant dans des temps records un contenu impossible à produire en vrai reportage.

Quand bien même, dans ces économies ultra serrées, les auteurs seraient rémunérés selon les usages du secteur de la fiction, les talents et les techniciens seraient assurés d’être rémunérés sur la base des minima sociaux en vigueur dans ce secteur, ce qui relève du challenge à 30 000 euros de budget l’épisode (le coût de fabrication est inférieur à celui d’un reportage), cela n’en fait pas pour autant une oeuvre audiovisuelle de création fictionnelle dont l’essence même est l’extrapolation du réel grâce à un point de vue d’auteur, à un espace donné à l’expression de multiples talents pour concevoir une oeuvre de création.

Le recours à la script réalité, dans un effet de mode et une recherche de la rentabilité maximale, pourrait se comprendre sur des chaînes commerciales. Ce qui ne peut s’admettre, c’est la volonté de ceux qui diffusent et produisent ces programmes de détourner l’esprit des dispositifs de soutien à la création (aides à la production gérées par le CNC, investissements en production d’oeuvres audiovisuelles obligatoires contrôlés par le CSA). Sa place sur France Télévisions pose, elle, véritablement la question du rôle et des missions du service public de l’audiovisuel. Elle pose la question de la considération du téléspectateur qui s’acquitte d’une redevance et qui est en droit de se voir proposer une offre de service public distinctive et mieux disante culturellement.

À l’heure des réflexions sur le 2ème acte de l’exception culturelle, nous appelons solennellement les pouvoirs publics à ne pas vider de son sens la notion même de patrimoine culturel audiovisuel et la notion d’OEuvre.

Contacts :
Groupe 25 images Dominique Attal - 01 42 50 64 30 – gr25images@orange.fr
Syndicat des Producteurs Indépendants (SPI) Juliette Prissard-Eltejaye - 01 44 70 70 44 - jprissard@lespi.org


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    • 19-07-2019
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    • 4-07-2019
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