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Actualités du SPI

Retrouvez nos derniers communiqués de presse dans cette rubrique

Le SPI regroupe environ 400 producteurs de l’audiovisuel et du cinéma, indépendants de tout opérateur de diffusion et de télécommunication.

La politique du SPI est définie par son Comité Directeur, composé d’une vingtaine de producteurs élus pour deux ans par l’ensemble des adhérents.

Présent dans l’ensemble des organisations, institutions et commissions du secteur, le SPI s’attache à défendre et promouvoir la liberté de création des œuvres audiovisuelles et cinématographiques, la diversité des œuvres produites et l’indépendance des entreprises de production du secteur.

Le SPI - Syndicat des Producteurs Indépendants Syndicat des Producteurs Indépendants
Dernières actualités
    • Directive droit d’auteur : les producteurs français regrettent profondément le vote négatif du Parlement européen [5-07-2018]
    • Suite au vote du Parlement européen survenu ce jeudi 5 juillet, le refus de suivre l’avis de sa commission juridique témoigne de la perte de repères des instances européennes confrontées à des campagnes de désinformation très agressives orchestrées par les géants américains de l’Internet. Même si certains points de rédaction demeurent perfectibles pour protéger les usages et les droits de la production européenne, les producteurs cinématographiques et audiovisuels français tiennent à rappeler l’équilibre (...)

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    • Une forte volonté de réforme de l’audiovisuel public [5-06-2018]
    • La ministre de la Culture, Françoise Nyssen, vient de présenter les premières esquisses de réforme de l‘audiovisuel public, afin de créer « un média global à vocation universelle ». Le SPI salue une ambition, placée dans cette intervention sous le signe de l’avenir, du renouveau du service public, de la proximité et de la promotion de la création, et de l’accès à la connaissance et à l’éducation quand d’autres reléguaient depuis plusieurs semaines cette réforme aux seules contraintes d’économies budgétaires. (...)

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    • Promouvoir le soutien à la création dans un monde numérique [16-05-2018]
    • Conférence de presse du SPI, Le mardi 15 mai A 10h00 Au STUDIO Cannes Dans un contexte de numérisation et d’hyper concurrence entre les différents diffuseurs, les stratégies des différents acteurs du marché tendent à se concentrer autour de quelques œuvres, diffusées et rediffusées. Cette stratégie d’optimisation des investissements dans le cinéma s’illustre parfaitement chez les GAFAN, qui concentrent leurs financements sur 2 ou 3 films de réalisateurs confirmés dans chaque pays. Marie Masmonteil, (...)

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    • Conférence de presse du SPI : Promouvoir le soutien à la création dans un monde numérique [7-05-2018]
    • Le mardi 15 mai A 10h00 « Le Studio Cannes » (5 Rue des Belges 06400 Cannes) Dans un contexte de numérisation et d’hyper concurrence entre les différents diffuseurs et modes de diffusion, les stratégies des différents acteurs du marché tendent à se concentrer autour de quelques œuvres, diffusées et rediffusées. Cette stratégie d’optimisation des investissements dans le cinéma s’illustre parfaitement parmi les GAFAN, qui privilégient l’optimisation de leurs investissements, en finançant 2 ou 3 films de (...)

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    • Directive sur les services de médias audiovisuels : une avancée décisive pour la création européenne [27-04-2018]
    • Les producteurs de cinéma et de télévision se félicitent de l’aboutissement hier des discussions entre le Conseil, la Commission et le Parlement relatives à la révision de la Directive sur les services de médias audiovisuels. Après plusieurs années de négociations, les bases d’une nouvelle régulation européenne ont été posées garantissant le financement et l’exposition de la création européenne. Toutes les plateformes de vidéo à la demande en Europe devront proposer à minima 30% d’œuvres audiovisuelles et (...)

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"La script réalité, une production tabloïd" Communiqué du Groupe 25 Images et du Syndicat des Producteurs Indépendants [23-10-2012]

Comme « Popstar » en son temps s’est voulu documentaire, « Le jour où tout a basculé » ou « Si près de chez vous » par exemple, se rêvent oeuvre de fiction. A l’heure où le CSA ouvre une concertation sur la qualification en oeuvre audiovisuelle de ce type de programmes*, les professionnels de la fiction veulent fermement rappeler l’élément fondamental qui prévaut à toute création d’oeuvre de fiction : la distanciation au réel, à partir et au travers d’un imaginaire d’auteur accompagné d’un point de vue narratif.

Dans un programme de script réalité, l’intention première consiste au contraire dans une mise en situation du réel de manière fictive (mais non fictionnelle) à partir d’un concept proposé à l’auteur : reconstitution de faits divers criminels réels ; mise en scène de personnages confrontés à une décision réelle capitale ; réaction de personnages devant un événement inattendu. La script réalité se développe autour de concepts, économiquement très rentables pour les chaînes qui les diffusent, dans une seule logique d’audience à moindre coût. Cette logique est d’ailleurs revendiquée comme telle, y compris par les chaînes de service public.

L’ironie de la script réalité développée en France est qu’elle utilise en effet, dans certains cas, des codes de la fabrication de fictions (recours à des auteurs, à des comédiens) pour créer du "faux reportage" à sensation : récit par la voix off, images vidéo volontairement banalisées, cadres en plans moyens caméra à l’épaule sans recherche de mise en scène visuelle, éclairage naturel etc., sans aucune intention filmique... . L’objectif est bel et bien de créer une similarité avec l’image du reportage afin de faciliter l’adhésion du public car cette image lui paraîtrait « vraie ». Deux raisons au moins expliquent le recours à ces méthodes de production de programmes développés sur la base de concepts totalement marketés :

- Les histoires réelles pour lesquelles il est demandé aux comédiens (ou non) une mise en situation réelle ne peuvent faire l’objet d’un reportage qui implique un traitement journalistique. Rappelons que le travail journalistique se conforme à des règles déontologiques et éthiques. D’une certaine manière, les traitements artistique et déontologique quasiment inexistants de ces programmes pourraient être comparés avec ceux des tabloïds ou des journaux de faits divers.
- La deuxième raison est d’ordre économique : ces émissions de flux permettent de faire des programmes à très bas coûts, notamment en s’exonérant de l’acquisition de droits d’auteurs sur les histoires réelles (ce qui pourtant se fait en fiction dans le cas d’adaptation de livres de témoignages ou à caractère biographique par exemple), en produisant dans des temps records un contenu impossible à produire en vrai reportage.

Quand bien même, dans ces économies ultra serrées, les auteurs seraient rémunérés selon les usages du secteur de la fiction, les talents et les techniciens seraient assurés d’être rémunérés sur la base des minima sociaux en vigueur dans ce secteur, ce qui relève du challenge à 30 000 euros de budget l’épisode (le coût de fabrication est inférieur à celui d’un reportage), cela n’en fait pas pour autant une oeuvre audiovisuelle de création fictionnelle dont l’essence même est l’extrapolation du réel grâce à un point de vue d’auteur, à un espace donné à l’expression de multiples talents pour concevoir une oeuvre de création.

Le recours à la script réalité, dans un effet de mode et une recherche de la rentabilité maximale, pourrait se comprendre sur des chaînes commerciales. Ce qui ne peut s’admettre, c’est la volonté de ceux qui diffusent et produisent ces programmes de détourner l’esprit des dispositifs de soutien à la création (aides à la production gérées par le CNC, investissements en production d’oeuvres audiovisuelles obligatoires contrôlés par le CSA). Sa place sur France Télévisions pose, elle, véritablement la question du rôle et des missions du service public de l’audiovisuel. Elle pose la question de la considération du téléspectateur qui s’acquitte d’une redevance et qui est en droit de se voir proposer une offre de service public distinctive et mieux disante culturellement.

À l’heure des réflexions sur le 2ème acte de l’exception culturelle, nous appelons solennellement les pouvoirs publics à ne pas vider de son sens la notion même de patrimoine culturel audiovisuel et la notion d’OEuvre.

Contacts :
Groupe 25 images Dominique Attal - 01 42 50 64 30 – gr25images@orange.fr
Syndicat des Producteurs Indépendants (SPI) Juliette Prissard-Eltejaye - 01 44 70 70 44 - jprissard@lespi.org


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    • 5-07-2018
    • Directive droit d’auteur : les producteurs français regrettent profondément le vote négatif du Parlement européen
    • Suite au vote du Parlement européen survenu ce jeudi 5 juillet, le refus de suivre l’avis de sa commission juridique témoigne de la perte de repères des instances européennes confrontées à des campagnes de désinformation très agressives orchestrées par les géants américains de l’Internet. Même si certains points de rédaction demeurent perfectibles pour protéger les usages et les droits de la production européenne, les producteurs cinématographiques et audiovisuels français tiennent à rappeler l’équilibre (...)

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    • 5-06-2018
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    • La ministre de la Culture, Françoise Nyssen, vient de présenter les premières esquisses de réforme de l‘audiovisuel public, afin de créer « un média global à vocation universelle ». Le SPI salue une ambition, placée dans cette intervention sous le signe de l’avenir, du renouveau du service public, de la proximité et de la promotion de la création, et de l’accès à la connaissance et à l’éducation quand d’autres reléguaient depuis plusieurs semaines cette réforme aux seules contraintes d’économies budgétaires. (...)

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    • 16-05-2018
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    • Conférence de presse du SPI, Le mardi 15 mai A 10h00 Au STUDIO Cannes Dans un contexte de numérisation et d’hyper concurrence entre les différents diffuseurs, les stratégies des différents acteurs du marché tendent à se concentrer autour de quelques œuvres, diffusées et rediffusées. Cette stratégie d’optimisation des investissements dans le cinéma s’illustre parfaitement chez les GAFAN, qui concentrent leurs financements sur 2 ou 3 films de réalisateurs confirmés dans chaque pays. Marie Masmonteil, (...)

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    • 7-05-2018
    • Conférence de presse du SPI : Promouvoir le soutien à la création dans un monde numérique
    • Le mardi 15 mai A 10h00 « Le Studio Cannes » (5 Rue des Belges 06400 Cannes) Dans un contexte de numérisation et d’hyper concurrence entre les différents diffuseurs et modes de diffusion, les stratégies des différents acteurs du marché tendent à se concentrer autour de quelques œuvres, diffusées et rediffusées. Cette stratégie d’optimisation des investissements dans le cinéma s’illustre parfaitement parmi les GAFAN, qui privilégient l’optimisation de leurs investissements, en finançant 2 ou 3 films de (...)

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    • 27-04-2018
    • Directive sur les services de médias audiovisuels : une avancée décisive pour la création européenne
    • Les producteurs de cinéma et de télévision se félicitent de l’aboutissement hier des discussions entre le Conseil, la Commission et le Parlement relatives à la révision de la Directive sur les services de médias audiovisuels. Après plusieurs années de négociations, les bases d’une nouvelle régulation européenne ont été posées garantissant le financement et l’exposition de la création européenne. Toutes les plateformes de vidéo à la demande en Europe devront proposer à minima 30% d’œuvres audiovisuelles et (...)

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