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Actualités du SPI

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Le SPI regroupe environ 400 producteurs de l’audiovisuel et du cinéma, indépendants de tout opérateur de diffusion et de télécommunication.

La politique du SPI est définie par son Comité Directeur, composé d’une vingtaine de producteurs élus pour deux ans par l’ensemble des adhérents.

Présent dans l’ensemble des organisations, institutions et commissions du secteur, le SPI s’attache à défendre et promouvoir la liberté de création des œuvres audiovisuelles et cinématographiques, la diversité des œuvres produites et l’indépendance des entreprises de production du secteur.

Le SPI - Syndicat des Producteurs Indépendants Syndicat des Producteurs Indépendants
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Le ROC prolonge la réflexion du rapport d’Anne Bennet pour consolider la production et améliorer la diffusion du court métrage [21-12-2015]

Le Regroupement des Organisations du Court réunit l’ensemble des acteurs de la filière du court métrage – auteurs-réalisateurs, producteurs, diffuseurs, organisateurs de festivals, artistes-interprètes, acteurs de la démocratisation culturelle – avec pour objectif d’assurer la pérennité et la diversité de la production et de la diffusion d’œuvres de format court.

Nous tenons en premier lieu à remercier Anne Bennet d’avoir accepté d’introduire cette journée professionnelle, que nous organisons à la suite de la publication de son rapport : « Pistes de réflexion pour consolider la production et améliorer la diffusion du court métrage ». Le rapport met en exergue le rôle indispensable du court métrage dans la filière cinématographique et audiovisuelle – comme lieu de renouvellement des talents et des formes artistiques –, mais également sa fragilité, son sous-financement et son manque de visibilité, qui ne cessent d’étonner en regard de son apport à la filière dans son ensemble. Pourtant, on l’a entendu aujourd’hui, les chiffres parcellaires dont nous disposons ne rendent pas compte de l’importance de la diffusion du court métrage. La question principale de cette journée pourrait donc être, « comment rendre le court métrage plus visible pour que son financement se renforce ? » (Anne Bennet)

Le ROC a souhaité prolonger la réflexion sur deux questions centrales posées par le rapport d’Anne Bennet : Comment diversifier les moyens de financement de la production de court métrage, en ouvrant de nouvelles sources de financement d’ordre privées ? ; Comment améliorer la diffusion du court métrage sur tous les écrans, et notamment en salle de cinéma ?

La première table ronde intitulée « Comment développer le mécénat dans le secteur du court métrage ? », aimée par Nicolas Martin, journaliste à France Culture, se voulait avant tout prospective. Les initiatives dans notre domaine se développent, mais restent encore marginales. Les logiques de contreparties et de communication des acteurs privés doivent trouver à s’accorder à ce secteur défini comme lieu de « liberté totale de création » (Anne Bennet). D’autres secteurs artistiques, tels que l’art contemporain, ont su développer et structurer ce type de financement, comme en ont témoigné Christelle Lheureux, réalisatrice ou Sandra Mulliez, mécène et fondatrice de SAM Art Projects. Lieu de recherche et de développement de l’art cinématographique, de formation et de transmission des savoirs, d’émergence de nouveaux talents, le court métrage nécessite une politique publique forte à son endroit. Cependant, il présente également un certain nombre d’atouts qui pourraient être mis en avant pour attirer du mécénat, dont l’apport financier serait complémentaire aux financements habituels. C’est ainsi que la proposition du rapport d’Anne Bennet de créer un fonds de dotation spécifique au court métrage a pu être abordée par les professionnels, au regard de l’expérience d’autres secteurs, et au-delà des initiatives locales et individuelles qui ont déjà lieu dans la production de court métrage, comme Sébastien Aubert (Ad Astra) en a témoigné. Nous avons entendu les représentants de Pro Arti (Grégoire Harel) et de l’Admical (Hannah Berkouk), experts de ce type de financements : un nouveau modèle au bénéfice du court métrage est à inventer et à expérimenter, prenant en compte les natures juridiques et fiscales complexes du mécénat.

La deuxième table ronde de la journée intitulée « Pour une diffusion plus large du court métrage en salle : le rôle des professionnels, de la presse et des pouvoirs publics », animée par Clarisse Fabre, journaliste au Monde a permis de mettre en lumière, tout d’abord, la présence multiple et vivace du court métrage en salle, au bénéfice d’un large public – via notamment les avant-séances du catalogue RADI (porté par l’Agence du court métrage et certaines régions), les programmes de courts métrages « jeune public » (inscrits pour certains dans les dispositifs scolaires), mais également les sorties nationales de moyens métrages de jeunes auteurs, comme Guillaume Brac. Certaines difficultés d’ordre technique empêchent encore d’avoir une vision globale de la présence du court métrage en salle et devront être traitées, comme l’a rappelé Amélie Chatellier, déléguée générale de l’Agence du court métrage. Par ailleurs, la diffusion du court métrage en salle reflète encore trop peu le dynamisme de sa production. Le court métrage est un outil privilégié d’action culturelle et d’éducation à l’image pour les salles, notamment via des programmes pour les plus jeunes comme les pense le distributeur KMBO. Des idées originales de diffusion émergent de la part des exploitants et doivent pouvoir, notamment dans leur classement art et essai, être mieux valorisées (comme les expérimentations VOD prolongeant la programmation en salle de Cyril Désiré au Navire à Valence, ou le « Salon des bonus » de Dominique Toulat à La Ferme du Buisson à Noisiel). La question de la faible place accordée au court métrage dans la presse a également pu être abordée et a permis de réaffirmer l’importance du format pour la cinéphilie et dans la constitution de la filmographie des auteurs et producteurs du cinéma de demain. Jéremy Couston, journaliste à Télérama, a rappelé ainsi l’importance des festivals pour le format. Par ailleurs, comme l’a affirmé à plusieurs reprises Jean-Jacques Ruttner, exploitant à Ivry-sur-Seine, la durée des films ne devrait pas être un frein à leur exploitation en salle.

En conclusion, nous tenons à rappeler que le court métrage est absolument essentiel à la filière cinématographique en termes de formation professionnelle, de décentralisation culturelle, d’éducation à l’image et de lien à la jeunesse.

S’appuyant sur les analyses du rapport d’Anne Bennet, ces tables rondes ont permis de dessiner de nouvelles pistes pour le secteur : · S’appuyant sur son rôle d’accompagnement de la jeune création, sur la spécificité de sa diffusion, et plus largement sur son caractère d’intérêt général, le court métrage pourrait pleinement bénéficier du mécénat. Il est désormais nécessaire d’inventer, avec l’accompagnement des pouvoirs publics, les outils nécessaires au développement de cette nouvelle source de financement. · En ce qui concerne la diffusion du court métrage en salle de cinéma, les attitudes volontaristes envers la jeune création doivent être récompensées et incitées, et ces questions seront à considérer dans le cadre de la réforme prochaine de l’Art et essai, mais également de la modernisation des dispositifs d’aide à l’exploitation et à la distribution du CNC.

Ainsi, comme le souligne le rapport d’Anne Bennet, le court métrage « ne peut exister qu’au prix d’un engagement volontaire, et demande l’effort de penser à long terme ». Néanmoins, nous tenons à réaffirmer que le soutien au court métrage s’appuie : · Côté production, sur des sources de financements publics (CNC, régions…) qui doivent être consolidés et sur la participation des chaînes de télévision, dont les investissements doivent être renforcés et encadrés ; · Côté diffusion, sur les acteurs de terrain (associations, festivals, salles de cinéma…) qui nécessitent d’être mieux accompagnés dans leur travail quotidien au profit d’une démocratisation culturelle effective.

Le ROC appelle donc l’ensemble des pouvoirs publics, mais aussi les partenaires privés du secteur (comme les diffuseurs) à une vaste mobilisation pour le court métrage, et leur donne rendez-vous au prochain Festival de Clermont-Ferrand, pour l’annonce d’une nouvelle dynamique en faveur du secteur.

Paris, le 18 décembre 2015

Le ROC rassemble l’AFCA, l’Agence du court métrage, Carrefour des festivals, la Maison du film court, Sauve qui peut le court métrage, le SFA-CGT, le SPI, la SRF, et s’attache à garantir la pérennité et la diversité de la création et de la production des œuvres de format court, notamment en termes de financement et de diffusion.


Contact presse :

SPI – Cyril Smet – 01 44 70 70 44

SRF – Bénédicte Hazé – 01 44 89 99 70


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